"Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu"
La conversion de Saul de Tarse en l'an 34 ou 35
Destination des épitres
Les épîtres de Paul ou épîtres pauliniennes sont un ensemble de treize lettres dont sept dites Proto-pauliniennes. Elles sont attribuées à
Paul de Tarse et adressées à différentes communautés chrétiennes du Ier siècle.
Paul écrit en grec, dans la langue commune (koiné) de l’Empire qui’était la langue parlée, aussi bien
par les gens cultivés que pour les gens du peuple. Il est intéressant de noter que Paul « pense en grec », à la différence des autres auteurs
du Nouveau Testament qui, tout en écrivant en grec, pensent en hébreu ou araméen.
C’était sa langue maternelle et cette particularité explique son esprit cosmopolite et ouvert.
Proto-pauliniennes
Première épître aux Thessaloniciens : ~ 50, Corinthe, peut-être avant 48
Première épître aux Corinthiens : 54 ou 55, Éphèse
Deuxième épître aux Corinthiens : 55 ou 56, Macédoine
Épître aux Galates : ~ 55, Éphèse ou Macédoine
Épître aux Romains : printemps 56, Corinthe
Épître aux Philippiens : ~ 60, Rome, peut-être plus tôt à Éphèse ou Césarée maritime
Épître à Philémon : ~ 61, Rome, peut-être plus tôt à Éphèse ou Césarée maritime
Deutéro-pauliniennes
Épître aux Colossiens : ~ 70, Asie mineure
Épître aux Éphésiens : ~ 80-90, Asie mineure
Deuxième épître aux Thessaloniciens : ~ 95-100, Asie mineure
Trito-pauliniennes
Première épître à Timothée : ~ 100, Éphèse
Deuxième épître à Timothée : ~ 100, Éphèse
Épître à Tite : ~ 100, Éphèse
Les voyages de Saint Paul
Le premier voyage intervient entre 45 et 49, en compagnie de deux autres évangélisateurs du nom de Barnabé et Jean-Marc.
Partis d’Antioche, les trois hommes auraient séjourné à Chypre, puis gagné l’Asie Mineure.
Les principales étapes sont alors Pergé, Antioche de Pisidie, puis Derbé. Le voyage de retour s’effectue selon le même itinéraire jusqu’à Pergé puis,
par la mer, directement jusqu’à Antioche.
Le deuxième voyage effectué en compagnie de Silas, un membre de la communauté chrétienne de Jérusalem, a probablement lieu entre 50 et 52.
Parti d’Antioche, Paul traverse l’Asie Mineure par Tarse, Lystre, Antioche de Pisidie, et atteint le port de Troas. Il s’embarque ensuite pour la Macédoine,
puis gagne la Grèce où il séjourne à Athènes et à Corinthe. L’étape suivante se situe à Ephèse d’où Paul reprend la mer pour rentrer à Antioche
en passant par Césarée.
Lors de son troisième voyage, entre 53 et 58, Paul parcourt à nouveau l’Asie Mineure. Il séjournerait près de trois ans à Ephèse et revisite des communautés
rencontrées lors du précédent voyage en Macédoine et en Grèce. Au cours du voyage de retour, Paul fait étape à Milet et à Rhodes, puis gagne Tyr, avant de se rendre
à Césarée et à Jérusalem.
C’est dans cette ville qu’il est arrêté à la demande des autorités juives entre 58 et 60. Paul est par la suite conduit à Rome, où existe déjà une forte communauté
judéo-chrétienne. La date et les circonstances de sa mort restent incertaines, en 64 ou quelques années plus tard, en 67.
The Paul Conspiracy How His Letters Reveal The Truth About Jesus's Existence
Guerres judéo-romaines
Les guerres judéo-romaines furent une série de révoltes de grande ampleur des Juifs
de la Judée contre l'Empire romain entre 66 et 135 apr. J.-C.
Les causes de ces révoltes sont à la fois nationalistes, motivées par la restauration
d'un État indépendant, et religieuses autant qu'identitaires, la religion juive étant le
ferment de l'unité et de l'identité de la Nation juive. Une identité juive qui s'était déjà
radicalisée à l'époque de la Révolte des Macchabées (167 à 140 av. J.-C.), pour
justifier le détachement de la Judée qui devint alors indépendante du monde
grec de l'époque.
On compte trois grandes révoltes :
la première guerre judéo-romaine (66-73) ;
la guerre de Kitos (115-117) ;
et la révolte de Bar Kokhba (132-135).
La première guerre judéo-romaine s'est déroulée entre 66 ap. J.-C. et 73 ap. J.-C. Elle est relatée principalement par Flavius Josèphe.
Elle commence en 66, à la suite des tensions religieuses croissantes entre Grecs et Juifs. Elle s'achève lorsque les légions romaines
de Titus assiègent, pillent puis détruisent Jérusalem et le temple d'Hérode en 70 ainsi que les places fortes des Juifs
(principalement Gamla en 67 et Massada en 73).
Au milieu de cette guerre judéo-romaine, une guerre civile éclate entre les factions juives.
La famille royale hérodienne est complètement romanisé. Hérode Agrippa II règne sur une grande partie de la région y compris la Galilée,
mais, en Judée, ce sont les procurateurs qui exercent le pouvoir. En 66, il se rend à Jérusalem pour appeler les Juifs à ne pas se révolter,
mais il n'a aucune influence et rejoint avec ses troupes le camp romain .
Le Sanhédrin, les pharisiens et les sadducéens
Le Sanhédrin est l'assemblée des Sages juifs qui détient le pouvoir religieux et administre la justice.
Souvent opposés au pouvoir royal, ses membres sont assez lucides pour comprendre qu'une politique de conciliation avec le pouvoir romain
est nécessaire et ils ne parviennent pas à imposer leur point de vue face aux zélotes.
Ses membres sont issus des pharisiens et des sadducéens; les pharisiens sont fidèles à la Torah et à la tradition orale naissante
qui deviendra le Talmud et les sadducéens qui divergent des pharisiens d'un point de vue théologique, car ils ne reconnaissent
que la Torah écrite et nient toute doctrine qui ne s'y trouve pas explicitement comme l'immortalité de l'âme.
L'un d'eux, l'ancien grand-prêtre Anan ben Anan, est massacré à l'instigation des zélotes
quelque temps avant le siège de Jérusalem
Le Nassi (président du Sanhédrin), à la mort de Shimon ben Gamliel, est Yoḥanan ben Zakkaï qui aurait obtenu de Vespasien lui-même,
ou de Titus, le droit de reconstituer un Sanhédrin à Yavné, où il jette les bases du judaïsme rabbinique.
Les zélotes et les sicaires.
L'historien Flavius Josèphe définit les zélotes comme la quatrième secte juive (après les pharisiens, les sadducéens et les esséniens) :
ils s'accordent en général avec la doctrine des pharisiens, mais ils ont un invincible amour de la liberté, car ils jugent que Dieu est le seul chef
et le seul maître. Apparus pour s'opposer au recensement du procurateur Quirinius en l'an 6 de notre ère, ils refusent le pouvoir Romain,
mais aussi celui de tout Juif prêt à une solution de compromis avec eux. Les plus dangereux d'entre eux étaient les sicaires
qui tuaient leurs adversaires avec un court poignard appelé sica par les Romains . Les zélotes sont dirigés par certains prêtres du
Temple de Jérusalem, qui constitue leur forteresse, alors que les sicaires, derrière Menahem (assassiné en septembre 66 puis
Eleazar Ben Yair, s'appuient sur la forteresse de Massada[. Zélotes et sicaires sont à l'origine de la féroce guerre civile
qui affaiblit tant les Juifs durant toute la révolte contre les Romains.
Pour Flavius Josèphe, les esséniens sont la « troisième secte » de la société juive de Palestine, avec les pharisiens et les sadducéens.
Il décrit les esséniens comme des communautés d'ascètes, volontairement pauvres, pratiquant l'immersion quotidienne
et l'abstinence des plaisirs du monde.
Le terme « essénien » n’est mentionné dans aucun des manuscrits de la mer Morte, ni dans le Nouveau Testament, ni dans l'immense
littérature talmudique. Au Ier siècle, les éléments connus sur ce groupe viennent de Flavius Josèphe (v.37-v.100) et de
Philon d'Alexandrie (v.12 av. J.-C. – v.54), et il existe aussi une courte mention au sujet d'esséniens célibataires « retirés au-dessus
d'Engaddi, au bord de la mer morte » chez Pline l’Ancien (23 - 79).
La destruction du Second Temple marque la fin de l’État hébreu. Cependant les Samaritains, en grande partie épargnés par la guerre civile,
s’établissent dans de nombreuses villes côtières. Les sadducéens, en partie massacrés, perdent toute influence.
Les esséniens semblent disparaître. La plupart des zélotes disparaissent dans les combats de 66-74.
Les combats, et surtout la victoire romaine, entraînèrent des déplacements de populations : selon Flavius Josèphe, de nombreux Juifs
furent faits prisonniers, réduits en esclavage et déportés vers Rome.
Comment le christianisme aurait il pu se développer en Judée à cette période ? Comment les évangiles biens postérieurs aux lettres de Saint Paul auraient ils pu être écrits
durant ces guerres. Du reste d'une communauté chrétienne significative en Judée, nul n'est fait mention dans les récits de Flavius Josèphe.
Et tout ceci donne du crédit à la vidéo de cette page.